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Mamadou Anne, expert en gestion et management et enseignant à l’École Supérieure Polytechnique de Dakar, analyse l’impact de la baisse des salaires, de la réduction des agences et ambassades, ainsi que d’autres mesures visant à alléger le train de vie de l’État.
Faut-il baisser les salaire ? La question d’une éventuelle baisse des salaires de certains fonctionnaires a été évoquée. Pour Mamadou Anne, sur Rfm jeudi, une telle mesure est délicate et nécessite une réflexion approfondie.
« Il y a effectivement des salaires qui pourraient être revus à la baisse, mais cela doit être fait de manière ciblée et concertée. Au-delà des salaires, il faut aussi repenser les avantages accordés aux fonctionnaires, notamment les frais de mission et de voyage, qui pèsent lourdement sur le budget de l’État », affirme-t-il.
Réduire les structures inefficaces et rationaliser
Un autre point soulevé concerne le nombre élevé d’agences publiques et de structures étatiques, dont certaines sont jugées inefficaces.
« Le Sénégal compte trop d’agences publiques qui emploient un grand nombre de personnes sans réelle utilité économique. Ces structures doivent être rationalisées afin de rendre l’administration plus efficace et moins coûteuse », souligne Mamadou Anne.
Revoir le nombre d’ambassades
Il évoque également la nécessité de revoir le nombre d’ambassades du Sénégal à l’étranger :
« Nous avons trop d’ambassades qui représentent un coût élevé pour l’État. Il faudrait privilégier des bureaux de représentation plus légers et évaluer régulièrement l’efficacité des ambassades existantes. »
Un espoir avec les ressources naturelles ?
Enfin, Mamadou Anne rappelle que l’exploitation des ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz, pourrait offrir une bouffée d’oxygène à l’économie sénégalaise.
« Si ces ressources sont bien gérées et négociées intelligemment, elles pourraient considérablement réduire notre dépendance aux importations et améliorer notre balance commerciale. Mais cela demande une gestion rigoureuse et une vision stratégique sur le long terme », ajout t-il.