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« Mouhcine nous ne t’abandonnerons pas! », scandait notamment la foule, rassemblée sur la grande Place des martyrs d’Al-Hoceima, ville côtière de la région du Rif, selon des images diffusées en direct sur les réseaux sociaux.
Les manifestants brandissaient des portraits de la victime Mouhcine Fikri, des drapeaux amazigh (berbère) et de la République du Rif (république éphèmère créée dans les années 1920 lors de la révolte contre le colonisateur espagnol).
Un média local a évoqué « une marée humaine ».
Une manifestation similaire avait lieu dans la ville de Nador, également dans la région du Rif, toujours selon les réseaux sociaux. Ces rassemblements se déroulaient sans incident.
Mouhcine Fikri, âgé d’une trentaine d’années, a été écrasé il y a une semaine dans une benne à ordures à Al-Hoceima. Il tentait alors de s’opposer à la destruction de sa marchandise, de l’espadon, une espèce interdite à la pêche à cette époque.
Les circonstances atroces de sa mort ont provoqué une vague de manifestations populaires à Al-Hoceima, dans la région du Rif, et des rassemblements de moindre ampleur dans d’autres grandes villes.
Le roi Mohammed VI avait très vite ordonné une enquête « minutieuse et approfondie » sur le drame.
Onze personnes –dont des responsables de l’administration des pêches, des services vétérinaires et des cadres du ministère de l’Intérieur– soupçonnées notamment « d’homicide involontaire » ont été présentées à un juge d’instruction, et huit d’entre elles incarcérées. Mais les responsabilités exactes, en particulier l’identité de celui qui a mis en marche le mécanisme de compactage, restent encore à établir.
« L’affaire Mouhcine ne concerne pas que la ville. Elle concerne tous les Marocains qui souffrent de l’oppression », a lancé au micro devant la foule une manifestante, Nezah.
« On est venu pour protester contre cet arbitraire, contre le système corrompu dans les institutions et les lobbys instances élues qui ne font que défendre leurs intérêts, le citoyen est leur dernier souci », a encore dénoncé cette femme.
Le cliché du cadavre de Mouhcine a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un hashtag, #broie-le (ou plus précisément « écrase sa mère! », reprenant une insulte qui aurait été supposément prononcée pendant l’incident).
Rien n’est venu confirmer cette accusation, qui a néanmoins alimenté un peu plus l’indignation, beaucoup de manifestants dénonçant la « hogra » du système, un terme désignant l’arbitraire et le mépris affichés selon eux par les autorités.
Les manifestants brandissaient des portraits de la victime Mouhcine Fikri, des drapeaux amazigh (berbère) et de la République du Rif (république éphèmère créée dans les années 1920 lors de la révolte contre le colonisateur espagnol).
Un média local a évoqué « une marée humaine ».
Une manifestation similaire avait lieu dans la ville de Nador, également dans la région du Rif, toujours selon les réseaux sociaux. Ces rassemblements se déroulaient sans incident.
Mouhcine Fikri, âgé d’une trentaine d’années, a été écrasé il y a une semaine dans une benne à ordures à Al-Hoceima. Il tentait alors de s’opposer à la destruction de sa marchandise, de l’espadon, une espèce interdite à la pêche à cette époque.
Les circonstances atroces de sa mort ont provoqué une vague de manifestations populaires à Al-Hoceima, dans la région du Rif, et des rassemblements de moindre ampleur dans d’autres grandes villes.
Le roi Mohammed VI avait très vite ordonné une enquête « minutieuse et approfondie » sur le drame.
Onze personnes –dont des responsables de l’administration des pêches, des services vétérinaires et des cadres du ministère de l’Intérieur– soupçonnées notamment « d’homicide involontaire » ont été présentées à un juge d’instruction, et huit d’entre elles incarcérées. Mais les responsabilités exactes, en particulier l’identité de celui qui a mis en marche le mécanisme de compactage, restent encore à établir.
« L’affaire Mouhcine ne concerne pas que la ville. Elle concerne tous les Marocains qui souffrent de l’oppression », a lancé au micro devant la foule une manifestante, Nezah.
« On est venu pour protester contre cet arbitraire, contre le système corrompu dans les institutions et les lobbys instances élues qui ne font que défendre leurs intérêts, le citoyen est leur dernier souci », a encore dénoncé cette femme.
Le cliché du cadavre de Mouhcine a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un hashtag, #broie-le (ou plus précisément « écrase sa mère! », reprenant une insulte qui aurait été supposément prononcée pendant l’incident).
Rien n’est venu confirmer cette accusation, qui a néanmoins alimenté un peu plus l’indignation, beaucoup de manifestants dénonçant la « hogra » du système, un terme désignant l’arbitraire et le mépris affichés selon eux par les autorités.