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Moins d'une semaine après leur rencontre avec le chef d'État, les enseignants étalent déjà des inquiétudes.
Hier, lors d'une conférence de presse, l'une des tendances du Grand Cadre dirigée par Abdou Faty s'est dit préoccupée par le silence du président de la République sur le mode de règlement des 2/3 restants (correspondant à 26 milliards de F CFA), sur l'enveloppe du rappel de validation.
Lors de cette rencontre qui a regroupé tous les acteurs de l'éducation, le président Macky Sall, ont rappelé les syndicalistes, s'est engagé à payer le 1/3 de l'enveloppe, soit 8 milliards 800 millions de F CFA, en 2017-2018.
Hier, la secrétaire générale de l'Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN), Awa Wade, a souligné que la revendication demeure, malgré la décision présidentielle.
"Nous voulons prendre l'opinion à témoin. Les 2/3 restants, le chef de l'État n'en a pas parlé. Nous pouvons naïvement croire qu'il va commencer en 2019. Mais vont-ils commencer en 2019 ? Est-ce qu'ils vont tout payer, ou bien est-ce qu'ils vont étaler cela ?" s'est-elle demandé.
Dans la même veine pessimiste, le secrétaire général de l'Alliance Démocratique des Enseignants du Sénégal est même allé jusqu'à douter d'une année scolaire 2015 -2016 apaisée. Il voit des perturbations durant l'année.
"Le chef de l'État a pris des engagements par rapport à plusieurs questions sur la formation diplômante, le système indemnitaire etc. Et l'échéancier pour l'essentiel, c'est la fin du mois de décembre. Nous resterons vigilants par rapport à ça. S'ils veulent qu'il y ait la paix dans l'espace scolaire et universitaire, il faut que les engagements pris et l'échéancier dégagé soient respectés".
Les syndicalistes prévoient de faire une évaluation, en janvier. Et d'adopter des stratégies en conséquence. Selon Ibra Diouf Niokhobaye, il ne s'agit pas de délivrer un chèque en blanc à qui ce se soit, dans la mesure où ils sont habitués aux tergiversassions du gouvernement. De ce fait, Abdou Faty invite les médiateurs à jouer leur rôle de veille et d'alerte auprès des autorités gouvernementales, pour une application effective et, dans les délais, des mesures annoncées par la plus haute autorité de l'État.
Par contre, concernant les élections de représentativité des syndicats d'enseignants, le Grand Cadre est sur la même longueur d'onde que le chef de l'État.
"La problématique de multiples syndicats est un faux débat. Ce qui nous intéresse, c'est la rationalisation de la table de négociations, la crédibilité des organisations et ça passe par l'organisation des élections", soutient Faty. Il insiste sur la nécessité d'aller vers ces joutes électorales qui vont permettre de "rationnaliser la table de négociations pour, dit-il, être crédible et à l'avenir voir comment l'État va accompagner les organisations syndicales".
Ces syndicats d'enseignants souhaitent que le ministère en charge de l'Education Nationale améliore les conditions de l'apprentissage pour un enseignement de qualité.
SENEPLUS