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"Nous visons à faire un travail d’identification des préjugés avec une analyse basée sur les stéréotypes pour voir quel est le regard que les autochtones de la Casamance jettent sur les autres et vice-versa pour mieux pouvoir les (ces stéréotypes) combattre", a expliqué Fadia Nassif.
Elle prenait part à un atelier sur la thématique centrale de la "Déconstruction" dans le cadre du festival Koom-Koom qui se tient depuis jeudi à Ziguinchor.
Cet évènement se veut un outil de renforcement de la destination touristique, culturelle, artistique et environnementale de la Casamance, selon son promoteur, Khalifa Dramé.
Les spécialistes et officiels de l’OIF veulent travailler sur la problématique du regard de l’autre pour renforcer cette entente sociale en identifiant les "préjugés et les stéréotypes que les uns portent sur les autres".
Pour la représentante de l’OIF, le travail englobe une dimension genre avec l’analyse des rapports sociaux entre hommes et femmes et le regard que les premiers portent sur le groupe féminin. ‘’
"Le même exercice va se faire entre jeunes et personnes âgées pour s’intéresser à la question intergénérationnelle", a poursuivi Fadia Nassif.
"Quand on aura bien compris les mécanismes, le regard inquisiteur que l’un porte sur l’autre, l’OIF devrait envisager des campagnes de masse pour déconstruire ces regards et ces préjugés que les uns portent sur les autres en vue de favoriser une meilleure cohésion sociale en Casamance", a ajouté Martin Faye, journaliste-consultant.
Martin Faye a rappelé la tenue d’un premier atelier de ce genre à Abidjan (Côte d’Ivoire) sur la religion et sur la thématique centrale de la cohésion entre "populations de religions différentes’’ et une deuxième rencontre qui a eu lieu à Antananarivo (Madagascar), sur l’étude des ‘’Regards croisés entre les maîtres et les esclaves."
L’objectif, selon Martin Faye, est de promouvoir la diversité qui consiste à "faire savoir aux uns et aux autres que nous ne disposons pas d’une seule identité mais de plusieurs".
MTN/ASB/ASG