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A l’image du « vendredi 13 » et du « chat noir » entre autres signes catalogués « mauvais signes » tant redouté par le commun des Européens, nos classes dirigeantes éprouvent une hantise, sans commune mesure pour ce mois, pourtant béni du Ramadan. Et pour cause ! Comme par hasard, c’est durant ce mois que bien des événements pour le moins sanglants ont eu lieu sous nos latitudes. A titre illustratif, faudrait-il rappeler cette fameuse journée noire, qui fait date dans les annales de l’historiographie Sénégalaise, à savoir les évènements barbares au cours desquels des éléments de la police passeront de vie à trépas et, par la même occasion des Moustarchidines, qui ont voulu manifester leur courroux, se verront sévèrement réprimés par le régime d’antan. Une journée macabre, resté gravé dans la mémoire collective, qui a coïncidé avec le mois de Ramadan. « Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais, les mois de Ramadan se suivent et semblent se ressembler, au Sénégal, car des événements sanguinolents similaires à ceux des Moustarchidines, ont été noté » rappelle notre source. Lequel, au parfum de ce qui se trame en « haut lieu », pour reprendre ses termes, renchérit que « les autorités, qui ne dorment pas sur leurs lauriers, ne sont pas sans savoir que le Ramadan pourrait redonner de la vigueur aux manifestations dont j’ai fait cas».
Mois, catalyseur des manifestations
Il est en effet troublant et décevant de constater que ces manifestations de protestation représentent une « belle occasion » pour nombre de malfrats qui en profitent pour s’adonner à qui mieux-mieux à des actes répréhensibles, étalant leurs prédispositions d’héritiers d’Arsène Lupin, mais aussi de casseurs hors pair du contribuable. Car, des bus, entre autres édifices publics sont souvent la « proie » des protestataires, qui caillassent et chipent à tout va. Appréciant le risque d’une telle situation, l’Etat a été mis au parfum, via des BR (ndlr Bulletins de Renseignements) de risques d’éventuels remous à même d’embraser le pays. « C’est pourquoi, plusieurs réunions ont été tenus au Palais en catimini afin de trouver des voies et moyens d’étouffer l’œuf dans sa coquille », renseigne notre source avant d’être plus explicite : « le Président de la République a donné des instructions fermes dans ce sens, notamment au ministre de l’Energie afin qu’il y’ait moins de délestages durant ce mois de Ramadan. D’ailleurs, bon nombre de ministres, qui devaient prendre leurs vacances, ont été réquisitionnés ». Aussi, celui qui préside aux destinées des Sénégalais a-t-il préconisé qu’il « importe de faire face à ces risques non pas en affrontement, mais en recherche de compréhension, de dialogue et de confiance. » Quoi qu’il en soit, croisons les doigts, en ce mois béni, afin que les démons de la division ne troublent l’ordre public !